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Mes travaux réduisent-ils la plus-value quand je revends ?
Réponse vérifiée le 24 septembre 2026 · sources officielles citées en bas de page
Oui, mais quatre conditions se cumulent. Les travaux doivent relever de la construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration, avoir été réalisés par une entreprise, être justifiés par facture, et ne pas avoir déjà été déduits de vos revenus fonciers. À défaut de justificatifs, un forfait de 15 % du prix d'achat s'applique si le bien est vendu plus de cinq ans après son acquisition.
Ce qui est exclu, et que beaucoup comptent à tort
- Les travaux que vous avez faits vous-même. La loi exige une entreprise. Le chantier mené en autoconstruction, ou par un proche, ne majore pas le prix d'acquisition, quelle qu'en soit la qualité.
- Les matériaux que vous avez achetés. Même posés par une entreprise, ils ne comptent pas. Seule la prestation facturée par l'entreprise est retenue. Acheter soi-même son carrelage pour économiser a donc un coût fiscal à la revente.
- L'entretien et les réparations. Repeindre, remplacer une chaudière à l'identique, refaire une étanchéité : ces dépenses maintiennent le bien en état sans modifier sa consistance. Elles relèvent des revenus fonciers, pas de la plus-value.
- Tout ce qui a déjà servi. Une dépense déduite des revenus fonciers, ou retenue dans l'assiette d'un crédit d'impôt, ne peut pas revenir ici.
Le forfait de 15 %, souvent le bon choix
Au-delà de cinq ans de détention, vous pouvez retenir 15 % du prix d'achat sans produire aucun justificatif. Sur un bien acheté 200 000 €, cela fait 30 000 € ajoutés au prix d'acquisition, donc autant de plus-value en moins.
C'est une faculté, pas une obligation : vous comparez le forfait au montant réel de vos factures et vous retenez le plus favorable. Le forfait ne vaut que pour les immeubles bâtis, jamais pour un terrain nu.
Un cas fréquent : un investisseur qui a beaucoup déduit en revenus fonciers pendant la détention se retrouve avec peu de factures utilisables à la revente. Le forfait devient alors son meilleur levier, précisément parce qu'il ne se justifie pas.
La règle du « une seule fois » décide de votre stratégie
Une même facture ne peut pas réduire votre impôt deux fois. Si vous l'avez passée en charge sur vos revenus fonciers, elle ne majorera pas le prix d'acquisition. Le choix se fait donc à l'avance, poste par poste.
Trois profils s'en dégagent. Le bailleur à forte imposition a intérêt à déduire tout de suite, chaque année. Celui qui prévoit une revente rapide, avant les abattements pour durée de détention, gagne à réserver les travaux lourds à la plus-value. Le bailleur au micro-foncier n'a pas ce choix : ses dépenses sont réputées entièrement déduites par l'abattement forfaitaire et ne pourront jamais majorer le prix d'acquisition.
La preuve, c'est la facture, et elle doit parler
Une facture utile porte l'identité de l'entreprise, la nature exacte des travaux et la distinction entre fourniture et pose. Une mention vague du type « travaux divers » se conteste facilement lors d'un contrôle, des années plus tard.
Comme pour le déficit foncier, l'administration peut réclamer les déclarations des années concernées pour vérifier que la dépense n'a pas déjà été déduite. Conserver la facture ne suffit pas : il faut pouvoir montrer ce que vous en avez fait.
À retenir
- Construction, reconstruction, agrandissement, amélioration : seules ces quatre natures comptent.
- Travaux faits soi-même et matériaux achetés par le vendeur : exclus.
- Forfait de 15 % du prix d'achat au-delà de cinq ans de détention, sans justificatif.
- Une dépense déjà déduite des revenus fonciers ne majore pas le prix d'acquisition.
- Au micro-foncier, les dépenses sont réputées déduites : elles ne serviront jamais à la plus-value.
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Sources
- BOFiP - BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20 : majoration du prix d'acquisition par les dépenses de travaux - consulter
- Service-public.fr - Plus-value immobilière : calcul et imposition - consulter
- BOFiP - BOI-RFPI-BASE-30-20 : modalités d'imputation des déficits fonciers (mise à jour du 16 septembre 2025) - consulter
